Skatepark au Parc Desmarteaux dans mon quartier de Rosemont. Pour plus tard, j'en suis pas encore la...

Canada Mon moi(s) à Montréal

Arrivé le 24 juin, je m’apprête à quitter le belle province de Québec ce vendredi pour commencer mon périple d’un mois à travers une petite partie du Canada et des USA. J’ai passé un mois à Montréal à apprivoiser la ville, tenter de comprendre le Québec et les Québecois. Je vais tenter de faire un bref résumer ici de mon expérience.

Parti de Londres, j’ai laissé derrière moi mon vélo qui m’avait accompagné depuis mon arrivée à Paris en avril. Je savais qu’il allait me manquer un moyen de déplacement urbain dans ma nouvelle ville. J’ai donc pensé au skateboard. J’y ai pensé aussi parce que pour moi c’est un des symboles de l’Amérique, et d’un mouvement auquel je m’identifie: sport de rue, freeride. Le lendemain de mon arrivée, j’ai donc acheté mon premier skateboard, et j’ai commencé a faire mes premières chutes dans les parcs de Montréal. J’ai ainsi découvert ce qui me plaît le plus à Montréal : l’espace, et la présence constante de la nature et de la verdure.

Espace

Bien sûr les avenues y sont larges et longue, et le plus souvent bordées d’arbres, mais aussi les parcs et les espaces verts y sont nombreux, et complètement ouverts sur la ville. Pas de clôture, pas de barrière. Cela accroît considérablement la sensation de liberté et d’accessibilité à des bulles de bien-être. En ajoutant à cela la hauteur limitée des maisons et donc une densité faible d’habitations, Montréal est une ville très agréable et (d)étendue.

Après quelques jours de pratique du skateboard – et les coudes en sang –, j’ai commencé à parcourir de longues distance et explorer la ville et ses quartiers, prendre mes repères et quelques habitudes : les bons spots pour le déjeuner, le cappuccino (une véritable addiction!), les fruits…
Après un hiver long et rude: jusqu’à -40°C et de la neige partout, empêchant toute activité extérieure, même les déplacements à vélo, les Montréalais prennent leur revanche et passent leur temps à l’extérieur. Les infrastructures sportives sont omniprésentes: parcours de santé, terrain de baseball, de soccer ou de football, et… piscines ! Des piscines en plein air, et gratuites !

Il règne une saine atmosphère de bien-être à Montréal. Le seul bémol à cela, c’est le couvre-feu. Les parcs, même si techniquement ouverts, sont interdits d’accès de minuit à 6 heures, et la police fait des rondes pour chasser les profiteurs qui se prélassent tardivement sur les fraîches pelouses pour échapper à la chaleur de la nuit…

Rencontres

Après avoir squatté une semaine chez mon ami Pascal, j’ai intégré une colocation, et commencé à vivre Montréal comme un vrai montréalais – certes en vacances, mais montréalais quand même :) –. Même si la coloc est entre français, j’ai pu rencontrer quelques québecois, dans les soirées et week-ends organisés. Entre autres conversations intéressante avec nos ‘cousins’, nous n’avons pas pu éviter l’incontournable sujet de la langue Française. Pour vous la faire courte, c’est la première fois que j’entendais un québecois m’expliquer avec ses tripes son amour pour sa langue et son implication pour sa conservation, face à l’envahissant anglais. Et ce témoignage, je vous propose l’écouter, en version originale.

Après un mois et demi à Londres, j’étais impatient de retrouver un milieu francophone, et de reparler français. Mais il existe de nombreuses différences d’expression et de vocabulaire qui rendent parfois la compréhension difficile. Je vous épargne la catalogue des différences que tout le monde connais, pour mettre plutôt l’accent sur l’aspect très agréable du contact avec les québecois.

Comme vous le sentirez rapidement en arrivant ici – si vous restez dans les clous de règlements parfois un peu rigide – les rapports humains ont un côté informel et décontracté qui caractérise les québecois. Ça commence par un ‘salut’ et un tutoiement, et vous remarquerez toujours chez votre interlocuteur un attention particulière, une jovialité et un regard qui rendent le contact tellement plus chaleureux. Oui, ‘chaleureux’ : c’est probablement ce qui caractérise le mieux les québecois.
En un mois à Montréal, je n’ai été témoin que de deux embrouilles entre gens dans la rue, dont une était entre gens bourrés, donc j’ai presque envie de dire que ça ne compte pas !

Activités

Les journées sont passées très vite… oui, c’est d’emblée une excuse pour n’avoir pas fait des milliers de choses. J’ai pris mon temps. Je me suis beaucoup baladé avec mon skateboard, pour me familiariser avec lui, pour explorer, pour me déplacer sans avoir à prendre le métro ni le bus. Un parc, une piscine, une petite expo de temps en temps, un petit concert, un cappuccino… beaucoup de cappuccinos !
J’ai lu pas mal, entre Samarcande d’Amin Maalouf – presque un an après mon périple en Ouzbékistan avec Anne-Cécile, et sur la recommandation de Liz –, et quelques bédés en tout genres, mes colocataires ici étant des fans.
Mais surtout, j’ai eu la chance d’être embarqué en week-end – pardon, en congé de fin de semaine – par deux fois avec mon amie Alice et quelques un de ses délicieux amis québecois.
J’ai passé un séjour mémorable à Montréal, et rencontré des gens super. Nous allons faire tous ensemble une petite soirée demain avant mon départ.

La suite ?

Ces bons moments dans la douceur de l’été ne m’ont pas facilité la tâche d’envisager mon re-départ. Mais gonflé à bloc de joie de vivre et de soif de découverte, j’ai passé la dernière semaine a étudier très sérieusement mon périple à venir à travers l’Ontario, et les USA en direction du Colorado, puis de Washington.
Après maintes discussions avec Alice, je me suis résolu à acheter une tente (minimale) et un peu d’équipement pour camper. Notamment autour du lac supérieur, peut-être ensuite dans les rocheuses, et pourquoi pas sur le reste de mon parcours en Amérique centrale.

Dans mon obsession pour voyager le plus léger possible, je vais renvoyer un paquet en France avant de quitter Montréal avec tout ce qui va m’être superflu en m’éloignant de la ville… je devrais pouvoir m’alléger de 3 voire 4 kg…
Enfin, dans ces derniers jours, j’ai eu quelques échange avec le voyagiste Mark Warner à Londres, avec qui j’avais eu deux entretiens en vue de refaire une saison l’hiver prochain. Et bien ce projet ce confirme donc, et je vais devoir organiser mon ‘retour’ au cours du mois de novembre. D’ici la, j’atteindrais peut-être le Honduras ou le Nicaragua… ‘A suivre’ donc !

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